Le lobby des sites de jeux en ligne à Bruxelles
Les opérateurs historiques en sont encore bouche bé. En effet, en dépit de leur lobbying effréné, notamment lorsqu’il fut question un temps d’inclure le secteur des jeux d’argent dans la directive Bolkestein, les spécialistes du jeu en ligne viennent de gagner gain de cause auprès de la Commission Européenne. Après avoir exercé un monopole pendant des décennies, les opérateurs historiques vont devoir consentir à partager un gros gâteau avec leurs nouveaux concurrents. Le gâteau est quand même estimé à plus de 80 milliards d’euros ce qui laisse des marges à chacun. Pour se convaincre du changement de législation, il suffit de s’attarder sur le cas de la France qui, à marche forcée, à accepter cet été de libéraliser son secteur des jeux. Depuis, Eric Woerth s’y emploie à Bercy, en installant notamment la commission Durieux en décembre dernier. La France devrait ainsi rejoindre sous peu le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Lettonie et l’Italie qui ont passé des législations similaires. Cependant, la Commission est devenue très tatillonne et pourrait engager prochainement des procédures d’infraction contre une dizaine de pays, notamment l’Allemagne, dont la réforme très restrictive est contestée.





