Le casino sous l’Å“il des caméras
Non pas sous l’Å“il des journalistes de télévision mais plutôt des réalisateurs et autres scénaristes d’Hollywood. Depuis longtemps, les casinos ont éveillé la curiosité des cinéastes qui y ont vu, à juste titre, un lieu parfait pour y planter l’action de leur film. Parfois, mieux qu’un décor, les casinos peuvent atteindre le rang de personnage principal tant l’histoire tourne autour d’eux, ou plutôt, tant l’histoire tourne autour du mythe existant au sujet des casinos.
Pour preuve, Martin Scorsese a intitulé l’un de ses films les plus réussis « Casino », film qu’il a réalisé avec talent en 1996. Une belle consécration pour tous ces casinos, connus ou moins connus, qui ne cessent d’éveiller la curiosité populaire.
Certes, l’action des films ayant pour sujet l’univers du casino ne se déroule jamais au fin fond de la province, à Aix en Provence ou à Néris-Les-Bains par exemple. L’action se déroule au contraire dans la capitale mondiale des jeux d’argent, Las Vegas, au cÅ“ur du désert aride du Nevada. Devant largement sa renommée à la corruption qui a pu y régner autrefois, Las Vegas a connu son heure de gloire à partir de 1931 lorsque l’Etat du Nevada a décidé de légaliser les jeux de casino. C’est d’ailleurs dans cette ville mythique que se déroule l’action d’ « Ocean’s eleven » réalisé par Steven Soderbergh. Entouré des plus grandes vedettes du cinéma hollywoodien, que ce soit Brad Pitt ou encore Matt Damon en passant par George Clooney, il a réalisé une fresque du casino en restant fidèle au mythe. Action, bandits, mafia, intrigue amoureuse sont évidemment au rendez-vous de ce film grand public.
Bien qu’en règle générale ces films renvoient une image biaisée de la réalité des casinos de nos jours, ils ont pour bénéfice d’élargir grandement l’audience des casinos. Il suffit de se rendre au hasard dans n’importe quel casino pour se rendre compte qu’il n’existe aucun mafioso notoire attablé à une table de jeux comme dans « Ocean’s eleven ». Pour autant, les films permettent au mythe de survivre en aiguisant avec toujours autant d’acuité la curiosité du public. Que veut de plus le peuple alors ?! Du pain réclamerait-il si nous étions en 1789 !





